Le nouveau comité de la Commission nationale de football féminin que dirige le président Grégoire Badi Ediba Elonga est déterminé à relancer le football féminin en République démocratique du Congo. Il l’a fait savoir au cours de la conférence de presse tenue le samedi 22 décembre 2018 dans la salle de conférences de la Fédération congolaise de football association, quelques heures après le retour de la délégation de la Commission en tournée à Lubumbashi et à Mbuji-Mayi.

Le président Badi Ediba a commencé par faire des éloges du football féminin avant de stigmatiser les causes de la stagnation de cette discipline. Le football féminin de la RDC s’est fait parler de lui en arrachant la médaille de bronze à la Coupe d’Afrique des nations de football sénior dame en 1998 et surtout en participant à deux phases finales de la Coupe du Monde en Russie en 2006 et au Chili en 2008. Après il y a eu baisse de régime et actuellement le football de dames stagne. C’est dans ce cadre que le nouveau comité a entrepris une tournée d’inspection à Lubumbashi et Mbuji-Mayi pour connaître les vraies causes du baisse de régime de cette discipline, a-t-il indiqué.

Selon le nouveau président de la CNFF, sa délégation conduite par lui et deux membres, la troisième vice-présidente Geneviève Lukusa et la secrétaire nationale Chantal Nzey, s’est entretenue avec les membres de la Ligue de football du Katanga, de l’Entente de football féminin de Lubumbashi et de la Commission provinciale de football féminin à Lubumbashi ainsi que ceux de la Ligue de football du Kasaï Oriental et de la CPFF Kasaï sur cette discipline. Et ces échanges avec la base ont été riches en enseignements.

Les causes de la stagnation du football féminin sont autres tellement nombreux et l’orateur du jour en a évoqué. Il s’agit en autres de problème financier, des frais de participation exorbitant, du manque de licences, des transferts non réguliers des athlètes, du bicéphalisme des structures gérant le football féminin au Katanga, huit clubs actifs seulement sur plusieurs existant à Lubumbashi et quatre équipes à Mbuji-Mayi, manque de compétition, manque de mécènes, absence de recettes, démissions de certains membres de la structure (Ils pensaient à des postes rémunérateurs), manque de formation sur la réglementation et l’administration du football, manque de siège pour la ville de Mbuji-Mayi et arriérés pour la location,…

La CNFF a promis de travailler pour la relance de football féminin à travers le pays. Ainsi le comité a, lors de sa tournée d’inspection dans ces deux villes, Lubumbashi et Mbuji – Mayi, laissé une somme d’argent pour le fonctionnement de ces deux CPFF en attendant  de communiquer dans les prochains jours les décisions pour le bien de cette discipline. Et la presse, partenaire privilégié de ce comité sera informé de l’évolution des activités de cette structure qui tient à la relance du football chez les dames.

La conférence de presse s’est tenue en présence de la première vice-présidente Olive Kaloha et la secrétaire nationale adjointe et porte parole de la CNFF Nana Mbala.